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Biographie

Mahn Kloix est né à Paris en 1980.
Il vit et travaille à Marseille depuis cinq ans.

Entre un grand-père communiste et des parents syndiqués et volontaires, Mahn Kloix a grandi au sein d’une famille de militants, portés par les grands combats de la gauche sociale. Et si l’activisme encarté plane au-dessus de sa tête, le jeune homme va, lui, choisir une voie sans parti, mais tout aussi engagée : la création artistique.

En 2003 il entre aux Gobelins, l'école de l'image, pour se frotter au graphisme et aux Arts appliqués, au cœur de classes envisagées comme de véritables ateliers de groupes. Le jeune artiste passe également une partie de ses études à Besançon : il y subit alors l’influence du Bauhaus puis de l’école suisse « épurée, froide et nette », ainsi que les esthétiques des grands affichistes allemands et russes. Steinlen, Cassandre, Loupot, Savignac l’inspirent et le dirigent irrémédiablement vers le format papier : « un des rares support de communication capable de traverser le temps. »

Au fil du temps, le graphiste cède lentement la place à l’artiste. Devenu Mahn Kloix, l’homme voyage, dessine, commence à s’afficher dans l’espace public. Installé à Marseille depuis 2010, il fait de la vieille cité historique sa ville de départ à l’exploration du bassin méditerranéen « politique et militant ».

Dans le ventre d’Istanbul, il croise le chemin de centaines de jeunes manifestants. Il se met alors à croquer ces visages de Protester, pour ensuite leur rendre hommage en affichant leurs portraits dans la rue. Les soulèvements de la révolution de jasmin en Tunisie ou le mouvement des indignés à Athènes constitueront également la matière brute à un projet global qui se dessine alors lentement : Small is big. Un leitmotiv pour dire et mettre en lumière les luttes, se rapproprier les combats, traverser et témoigner des grands courants de résistance, de New York au Caire.

Un projet pluri média, entre images d’archives, clichés de photojournalistes, illustrations à l’encre de Chine, tirages papier grand format et interventions au cœur de l’espace urbain.

Soutenu par le portraitiste Peter Hapak — reporter au Time Magazine —, vu dans les pages du quotidien La Marseillaise ou de Vice Grèce, le projet continue de s’amplifier : « mon exploration de ces « Contre-feux » internationaux, comme aimait à les nommer Pierre Bourdieu, n’en n’est qu’à ses prémices. Lanceurs d'alertes, réfugiés, activistes au sein de structures humanitaires ou Femens sont quelques-uns des fractures, combats et engagements promis à tenir l’affiche à l’avenir dans mon travail » confie l’artiste.

Théophile Pillault.